D’où me vient cette langue
L’amour de l’omyènè, je le dois à mon grand-père. C’est auprès de lui que je passais mes vacances. Il me parlait, me racontait des contes, et la maison résonnait de musique : Pierre-Claver Akendengué tournait souvent.
La rigueur, je la dois à ma tante. Avec elle, pas question de répondre en français : on lui parlait en omyènè, et chaque faute de grammaire était reprise. Sur le moment, c’était exigeant. Aujourd’hui, c’est ce qui me permet d’écrire ces leçons.
Nkula môri môri y’e dyogniz’otondo.
« Une noisette à la fois, on remplit le panier. »
Les petites contributions comptent : c’est petit à petit, ensemble, qu’on accomplit de grandes choses. Ce site, c’est ma noisette.
Ce que je partage
L’omyènè de l’Ogooué-Maritime
L’omyènè regroupe plusieurs parlers. Celui que je décris ici est celui de ma région, l’Ogooué-Maritime : l’orungu et le nkomi. Il est très proche du galoa du Moyen-Ogooué. Le mpongwè de l’Estuaire diffère un peu.
Je ne prétends pas connaître toutes les particularités des autres parlers. Si tu parles une autre variante et que tu remarques une différence, écris-moi : c’est comme ça que la langue se documente.
Ma démarche
Arrêter de penser en français
Traduire mot à mot mène à des phrases qui sonnent faux. J’explique les tournures propres à l’omyènè, pas des équivalences.
Des règles, pas juste du vocabulaire
Les temps, les mutations de consonnes, les classes de noms : comprendre la mécanique pour pouvoir construire ses propres phrases.
Écrire la langue
L’omyènè se transmet surtout à l’oral. Le mettre par écrit, avec une graphie cohérente, c’est lui donner une chance de durer.